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Perrin Beatty, président de la Chambre de Commerce du Canada; Gordon Giffin, ancien ambassadeur des É.-U. au Canada; John Baird, ministre des Affaires étrangères et David Wilkins, ancien ambassadeur des É.-U. au Canada participent à un événement pré-inauguration organisé par Gary Doer, l’ambassadeur du Canada aux É.-U. 

Photo: Perrin Beatty, président de la Chambre de Commerce du Canada; Gordon Giffin, ancien ambassadeur des É.-U. au Canada; John Baird, ministre des Affaires étrangères et David Wilkins, ancien ambassadeur des É.-U. au Canada participent à un événement pré-inauguration organisé par Gary Doer, l’ambassadeur du Canada aux É.-U.

Je suis à Washington aujourd’hui pour observer le début du deuxième mandat du président Obama à la Maison-Blanche.

Comme de nombreux Canadiens et Canadiennes, je surveillerai de près l’événement pour déceler des indices de ce que signifiera la prochaine phase de la présidence de Barack Obama pour nous. L’effet combiné d’une croissance au ralenti et de l’incertitude politique au sud de la frontière nous pousse à chercher de nouveaux débouchés outre-mer, et c’est compréhensible. Il n’y a toutefois pas lieu de tourner le dos à nos alliés nord-américains pendant que nous sondons les marchés d’Europe et d’Asie.

N’oublions pas que huit millions d’emplois aux États-Unis et trois millions au Canada dépendent du commerce bilatéral. Les deux pays ont des liens commerciaux si étroitement liés qu’ils construisent presque tout ensemble. La valeur annuelle de leurs échanges transitant par le pont Ambassador —une simple traverse— est supérieure à celle de tous les échanges entre les États-Unis et le Royaume-Uni.

Bien que nous ayons surmonté la récession mieux que de nombreux autres concurrents, nous ne sommes pas à l’abri des tribulations qu’éprouve l’économie américaine. Et nous ne pourrons jouir de la prospérité à laquelle nous aspirons si nous n’entretenons pas la relation commerciale qui reste la plus importante du monde. Comme dans beaucoup de choses, nous pouvons faire beaucoup mieux lorsque nous travaillons ensemble.

Pour tirer son épingle du jeu devant la concurrence croissante de l’Asie et d’ailleurs, l’Amérique du Nord doit demeurer unie. Notre participation au Partenariat transpacifique pourrait bien redéfinir une relation commerciale unique en son genre. Elle nous apporte la possibilité de nous attaquer aux grands enjeux du 21e siècle, comme la circulation de données, les droits de propriété intellectuelle et le rôle des entreprises d’État.

Parallèlement aux efforts déployés pour régler ces enjeux en collaboration, il nous faut continuer de promouvoir nos autres priorités. La frontière, la coopération en matière de réglementation, le protectionnisme et la sécurité énergétique resteront au premier plan de nos discussions bilatérales.

La Chambre de commerce du Canada attend avec impatience l’occasion de collaborer avec nos alliés américains dans de grands dossiers d’intérêt commun, notamment le pipeline Keystone XL, le plan d’action Par-delà la frontière et le nouveau pont entre Windsor et Detroit, dont ont tant besoin les deux pays.

-Perrin