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Malgré le contexte économique mondial difficile où les entreprises canadiennes ont du mal à être plus compétitives, les ministres des Finances du Canada ont annoncé une expansion du Régime de pensions du Canada, ce qui aura des répercussions négatives sur un secteur d’activités déjà fragile.

Nous soutenons fermement tout programme qui permettra aux Canadiennes et aux Canadiens d’épargner en vue de leur retraite, tant et aussi longtemps que cela est fait sur leurs propres termes. L’accord annoncé avec pour but d’élargir le RPC sera essentiellement une forme de taxe sur les salaires qui, quand il sera pleinement en vigueur, ajoutera des pressions financières sur les entreprises déjà en difficulté au Canada, et sur la classe moyenne.

Dans le cadre actuel, les employeurs et les employés contribuent chacun 4,95% des gains d’une personne salariée entre 3500 $ et 54 900 $, jusqu’à un maximum annuel de 2396,20 $. Les travailleurs autonomes doivent payer les deux parties, pour un total de 9,9%. 

Le nouvel accord conclu aujourd’hui verrait la limite supérieure du salaire augmenter progressivement à 82 700 $ et viserait à passer d’un paiement de 25% du bénéfice d’un gain à 33%. Les taux du RPC devront augmenter si le remplacement du revenu augmente d’un trimestre à un tiers, mais le gouvernement n’a jusqu’à présent pas indiqué combien cela va coûter. 

Quand un gouvernement promet de grandes augmentations des prestations sans nous dire combien cela va coûter, ou qui va payer pour cela, nous savons qu’il y a une grosse facture à venir. Puisque les employeurs paient la moitié des cotisations, cela réduira beaucoup la trésorerie nécessaire dans de nombreuses entreprises. Les employeurs pourraient devoir ralentir la création d’emplois afin de payer cette augmentation du RPC, ou retarder des investissements importants. Bien qu’il n’y ait jamais un bon moment pour une taxe sur les salaires, la fragilité de notre économie fait en sorte que c’est un moment particulièrement mauvais.

Le bon côté de l’accord est que cela signifie probablement que l’Ontario n’ira pas de l’avant avec son plan séparé, le Régime de Retraite de l’Ontario, ce qui aurait rajouté encore plus de pression sur les entreprises de cette province.

La pire chose que le Canada peut faire maintenant est de se retrouver avec une mosaïque de régimes de retraite. Un tel système aurait de graves répercussions sur la mobilité des travailleurs et la compétitivité régionale à travers le pays. Nous sommes également heureux de voir l’accord d’aujourd’hui aborder le sujet des personnes à faible revenu avec une augmentation de la Prestation fiscale pour le revenu de travail, et en améliorant la cotisation salariale d’employé déductible d’impôt. Il est malheureux, cependant, que les employeurs ne bénéficieront pas du même avantage. Nous pensons qu’il existe de meilleures façons d’encourager les Canadiennes et Canadiens à épargner pour la retraite, sans apporter une forte augmentation des charges sociales qui nuira à l’économie et réduira la compétitivité des entreprises canadiennes.