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(OTTAWA) – 11 décembre 2018 – Le véritable débat en ce qui concerne les changements climatiques au Canada ne porte pas sur la nécessité d’entreprendre une transition vers une économie à faible émission de carbone, mais bien sur la façon d’y parvenir.

« Vous ne pouvez pas avoir une approche des changements climatiques basée sur le marché, sans respecter le marché et l’apport du secteur des affaires » a indiqué l’Honorable Perrin Beatty, président et chef de la direction, Chambre du commerce du Canada. « Le secteur des affaires veut jouer son rôle dans la lutte contre les changements climatiques, mais nos politiques publiques doivent arrimer nos objectifs climatiques avec le besoin de veiller à ce que le Canada demeure un endroit attrayant où démarrer et faire croître une entreprise, et au sein duquel investir. Bien fait, notre cadre politique encouragera les investissements dans les infrastructures et les équipements qui réduiront les émissions nationales et financeront notre transition. Il s’agira d’un équilibre complexe à atteindre, et le secteur des affaires canadien est disposé à collaborer avec le gouvernement pour le réaliser. »

Aujourd’hui, la Chambre a publié un rapport étant axé sur une seule question : Quels sont les principes qui permettront à la politique climatique du Canada de réduire les émissions de gaz à effets de serre à un coût moindre pour notre économie et notre mode de vie?

Le rapport a puisé dans un grand nombre de recherches et d’analyses effectuées par les gouvernements, les chercheurs universitaires et les groupes de réflexion au cours des dernières années, ainsi que les perceptions du réseau de la Chambre. Cinq grands thèmes et treize recommandations clés ont émergé. Les principales d’entre elles sont les suivantes :

·        Mener à bien le climat d’investissement

o   Les gouvernements doivent agir sous forme de partenariats et éviter de superposer des règlementations à la tarification du carbone sans une analyse complète, en ce qui concerne la façon dont cela affectera les tarifs et les échanges par rapport à d’autres objectifs socio-économiques

·        Mener à bien les combustibles fossiles

o   Le Canada doit faire preuve de leadership afin de veiller à ce que la consommation, et non seulement la production d’énergie, soit comptabilisée dans les émissions de GES

·        Mener à bien l’innovation

o   Les gouvernements provinciaux et fédéral doivent soutenir, par des investissements, les approches qui aideront les secteurs des ressources à créer des technologies propres conçues pour réduire les émissions de GES et les développer 

·        Mener à bien le commerce

o   Les politiques commerciales devraient permettre au Canada de maximiser ses réductions de GES par l’échange de marchandises et minéraux à faible émission de carbone

o   Développer une stratégie d’exportation des technologies canadiennes en matière de capture et d’entreposage du carbone tandis qu'elles évoluent

·        Mener à bien la gouvernance

o   Ottawa doit continuer à travailler avec les provinces afin de mettre en œuvre la tarification du carbone comme mesure principale de réduction des émissions de GES au Canada

o   La tarification du carbone ne peut être une ponction fiscale ou un objet de négociation politique. Attribuer les revenus engendrés à la mission de réduction des émissions de GES, que ce soit en réduisant les frais pour la conformité des petites entreprises ou par des investissements d’encouragement à se tourner vers les technologies propres et l’efficacité énergétique.

Les recommandations du rapport sont destinées à offrir des outils aux décideurs afin de livrer des mesures politiques concrètes pour chacun des cinq thèmes d’intérêt.

« Les entreprises canadiennes de toutes les tailles sont disposées à accepter la tarification du carbone comme prix à payer pour faire des affaires, mais elles demeurent très préoccupées à l’idée que les gouvernements continueront à l’utiliser comme objet de négociation politique plutôt que de livrer une politique tarifaire simple et qui fonctionne bien », a expliqué le docteur Aaron Henry, Directeur, politique des ressources naturelles et de l’environnement, ainsi que chef de projet pour le rapport. « Le rapport de la Chambre de commerce du Canada a présenté des recommandations pragmatiques qui reflètent la complexité de la rencontre entre la rhétorique et les répercussions qui découlent de ces changements, dans la vie réelle. La Chambre encourage nos gouvernements à examiner toutes possibilités de réduire le fardeau de régulation au sein des entreprises, et éviter de superposer d’autres fardeaux économiques. »

Le Dr Henry a également remarqué que « l’inclusion de la consommation connexe aux émissions de GES avec celles de la production aidera grandement le Canada, alors qu’il cherche à respecter ses engagements de Paris. Les classes moyennes en Inde et en Chine seront les principales émettrices des vingt prochaines années, et la capacité du Canada à proposer à ces pays des solutions plus propres et plus efficaces sur le plan énergétique, ainsi que des marchandises à faible émission de carbone, sera essentielle à la réussite du Canada afin de réduire les émissions mondiales. »

La Chambre de commerce du Canada est le lien vital entre le secteur des affaires et le gouvernement fédéral. Elle aide à façonner les politiques publiques et les prises de décisions au profit des entreprises, des collectivités et des familles partout au Canada, avec un réseau de plus de 450 chambres de commerce représentant 200 000 entreprises de toutes tailles, dans tous les secteurs de l’économie et dans toutes les régions. Les actualités et des renseignements sont disponibles au Chamber.ca/fr ou suivez-nous sur Twitter @CdnChamberofCom.

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Pour plus de renseignements ou une demande d’entrevue :

Philippe Taylor
Directeur principal, Communications stratégiques et affaires publiques
ptaylor@chamber.ca  (méthode préférée et la plus rapide pour obtenir une réponse)
613 238-4000 (poste 2231)