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L’un des défis les plus importants à relever par les entreprises du secteur des ressources naturelles au Canada est de favoriser la participation des populations autochtones qui habitent à proximité ou même sur les terres ciblées par les projets d’exploitation des ressources qui s’y trouvent.

Il s’agit également d’une des premières étapes à franchir pour obtenir l’acceptation sociale requise afin d’être en mesure d’extraire et d’exploiter ces ressources. Malheureusement, le flou juridique qui règne depuis longtemps en matière de ressources naturelles et la méfiance entre divers groupes autochtones et des promoteurs a miné plusieurs efforts visant à faire progresser de tels projets.

Les confrontations qui ont parfois découlé des situations problématiques ont d’ailleurs souvent fait les manchettes. Il y a un autre volet à cette histoire, cependant : celle des multitudes de projets rendus possibles par des collaborations réussies.

La Chambre de commerce du Canada publie aujourd’hui un rapport intitulé « L’avantage autochtone : comment les peuples autochtones et les entreprises du secteur des ressources naturelles sont en voie d’assurer un nouvel avantage concurrentiel », mettant de l’avant ces réussites. Il relève les domaines de convergence entre les intérêts des peuples autochtones et des entreprises du secteur des ressources naturelles puis présente divers projets ayant connu un franc succès.

Le rapport révèle qu’il y a déjà un plus grand nombre de travailleurs ou d’entreprises autochtones œuvrant dans le secteur des ressources naturelles que dans tout autre secteur au Canada, et cela procure d’importantes retombées dans des communautés autochtones partout au pays.

Au Québec, par exemple, un projet de collaboration entre le conseil des Atikamekw d’Obedjiwan et Produits forestiers Résolu à mener à la construction et la gestion de la scierie Opitciwan. La scierie procure des emplois à 80 membres de la communauté et génère des retombés de 20 millions $. Les fermetures temporaires sont même coordonnées avec des événements importants dans la communauté.

Notre rapport met en relief plusieurs entreprises comme celle-ci, sous la gouverne de directeurs et propriétaires autochtones qui y voient des opportunités pour accroitre leur indépendance et leur prospérité.

Il y a aussi d’autres exemples de projets d’éducation et de formation. Un nouveau programme collégial, financé par l’entreprise Syncrude et le gouvernement du Canada, permettra à des étudiants autochtones de s’entrainer sur des simulateurs mobiles de machinerie spécialisée dans quatre villages du nord de l’Alberta. Ce programme permettra de former 145 opérateurs de machinerie lourde sur quatre ans.

Tout n’est pas parfait, cependant. Le manque de clarté concernant les consultations avec les Autochtones est un des problèmes à relever dans le secteur des ressources naturelles au Canada, et rapidement. Tout le monde gagne lorsque des collaborations positives sont mises en place entre les entreprises du secteur des ressources naturelles et des communautés autochtones. Cette tendance a le potentiel de devenir très importante pour le Canada.

À l’approche de la journée des élections fédérales, nous allons poursuivre nos efforts et continuer à travailler avec les partis politiques pour faire progresser l’enjeu de la consultation des communautés autochtones dans le cadre des projets d’exploitation des ressources naturelles. Comme le suggère notre plateforme électorale, « Pour un Canada gagnant », il est temps de mettre en place des solutions concrètes dans des domaines qui sont critiques pour la compétitivité de l’économie canadienne, notamment l’accès à une main-d’œuvre puissante. Toutes les collectivités du Canada doivent collaborer afin de doter le pays des outils qu’il lui faut pour être compétitif et gagner sur les marchés à l’échelle mondiale.

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L’hon. Perrin Beatty est le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada, la plus grande et plus influente association d’affaires au pays. M. Beatty a grandi à Fergus, en Ontario. En 1972, il a été élu à la Chambre des communes et en 1979 il a été nommé ministre pour la première fois. Il occupera six autres ministères pendant sa carrière. Après sa carrière politique, il a été nommé président et chef de la direction de Radio-Canada et ensuite président et chef de la direction des manufacturiers et exportateurs du Canada. Il s’est joint à la Chambre de commerce du Canada en 2007.

Association de gens d’affaires la plus importante et influente du Canada, la Chambre de commerce du Canada assure la liaison entre les entreprises et le gouvernement fédéral. Elle contribue à l’élaboration de politiques publiques et au processus décisionnel au profit des entreprises, des collectivités et des familles du Canada et peut compter sur un réseau de plus de 450 chambres de commerce représentant 200 000 entreprises de toutes tailles, actives dans tous les secteurs d’activité dans chaque région du pays. Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site Chamber.ca ou nous suivre sur Twitter @CdnChamberofCom.

Renseignements:

Guillaum W. Dubreuil
Directeur, Affaires publiques et relations auprès des médias
613.797.1860
gdubreuil@chamber.ca