Ottawa, le 10 août 2010 : Aujourd’hui, la plus importante association de gens d’affaires du Canada a publié un rapport recommandant aux entreprises de s’empresser d’accaparer une part du marché mondial avant d’être laissées pour compte.
Selon le rapport, qui s’intitule Les entreprises canadiennes partent à la conquête des marchés mondiaux pour assurer leur croissance, les prévisions suggèrent que la balance du pouvoir économique mondial continuera d’évoluer en faveur des pays en développement et ces derniers vont accaparer une part croissante du commerce mondial. Ces tendances présentent des enjeux et des possibilités.
« Les pays en développement commencent à devancer les nations industrialisées, y compris le Canada, dans la course vers une part du marché mondial, de l’innovation technologique, de l’investissement étranger et des activités à valeur ajoutée dans les chaînes d’approvisionnement mondial », déclare Perrin Beatty, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada. « Les entreprises canadiennes risquent d’être laissées pour compte à mesure que les nations plus dynamiques prennent de l’avance. »
Le rapport mentionne également que les pays en développement offrent d’excellentes possibilités aux entreprises canadiennes. En effet, bon nombre d’entre eux font d’importants investissements dans l’infrastructure, y compris les réseaux de transport, la production d’électricité, l’aménagement urbain et la protection environnementale - secteurs dans lesquels le Canada possède beaucoup d’expertise. Ils requièrent également un éventail de produits de base, de technologies et de services que le Canada peut fournir.
Il y a un énorme potentiel d’expansion, car peu d’exportateurs canadiens exploitent les marchés des pays en développement. En 2009, seulement trois pour cent des exportations de marchandises sont allés en Chine, représentant un pour cent des importations de biens chinoises. Pareillement, seulement 0,6 % des exportations de marchandises canadiennes sont allées en Inde, remplissant 0,8 % de la demande d’importations de ce pays.
Un engagement politique solide est nécessaire à l’établissement de partenariats et à l’élimination des obstacles qui entravent la croissance du commerce et de l’investissement mutuellement avantageux. Une énergie politique nouvelle doit être insufflée pour terminer les négociations commerciales multilatérales du Cycle de Doha de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En outre, la prospérité du Canada étant fortement tributaire du commerce, il faut exercer une vigilance de tous les instants face au protectionnisme.
« Le maintien du dynamisme des entreprises canadiennes, de la compétitivité de l’économie canadienne et du niveau de vie des Canadiens exige une stratégie ambitieuse, exhaustive et prospective destinée à stimuler les relations avec les autres pays en matière de commerce et d’investissement », affirme M. Beatty.
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